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Mercredi 28 février 3 28 /02 /Fév 00:20

Mercredi 6 Octobre

 

Départ à 6h40 pour Tuléar avec Air Madagascar.. Le temps est gris. J'ai le bide en travers depuis 3 heures du matin. J'ai réveillé sans le vouloir Jean-Michel qui m'a donné les fanafody (médicaments) nécessaires. J'ai mal dormi. JP a téléphoné qu'il serait peut-être en retard et je ne suis pas tranquille. S'il nous fait un coup « foireux, » je lui casse son garage !

 

 

 

 

Tuléar : JP n'est pas à l'aéroport. Nous prenons un taxi jusqu'à l'hôtel Lala qu'il nous a indiqué. Pour tromper le temps, nous profitons du Cyber-café pour envoyer des messages aux familles. Nous décidons de manger là. Il paraît que j'ai le teint jaune. La contrariété sans doute. Mais soudain JP est là avec ses rondeurs et son bon rire... ! Je revis ! Un tour dans Tuléar pour poster des cartes. J'achète un bracelet à une ramatoa dans la rue. De jolis pousse-pousse et d?anciennes maisons coloniales bien imposantes, une mosquée.

 

 

 

 

J?ai dans mes bagages 120 paires de lunettes et quelques étuis donnés par des amis auscitains. Avant de partir j'ai pris contact avec Ophtalmo sans Frontières et justement leur centre agréé à Madagascar se trouve à Tuléar, dans un dispensaire de Bonnes Soeurs où nous nous rendons. Nous rencontrons un véritable ophtalmo, en pleine consultation, qui saura exploiter « mon cadeau », sans en tirer un profit personnel. Et quand on est myope comme moi, on ne plaisante pas avec la vue!

 

 

 

 

Nous nous installons à l'hôtel Prestige : des bungalows et un jardin sympathiques, de l'eau chaude, une moustiquaire.

 

 

 

 

JP nous a invités chez lui pour l'apéro. Nous faisons la connaissance de sa femme, de son fils Trophée et de sa belle sour. JPa déjà enregistré pour nous une cassette video de musique malgache que nous regardons sur sa TV. Mon intuition était bonne : je sens que JP est un type bien et que nous allons nous entendre. Nous allons encore boire une THB dans un troquet et JP se tord de rire en évoquant le mariage des homos à Bordeaux, célébré par  Noël Mammère . Il a vu les mariés s'embrasser à la TV et a dit à sa femme : « ils sont fous, ces Français ! ». Le Malgache est pudique.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Anne-Marie - Publié dans : Tana
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Samedi 24 février 6 24 /02 /Fév 23:45

En 2004, j'ai enfin réalisé mon voeu le plus cher, repartir à Madagascar où je suis née en 1949. Depuis le 15 juin 1960, date de notre retour en France, j'en rêvais. Au fil du temps, ce retour au pays me hantait, comme quelque chose d'impossible, alors qu'autour de moi des amis partaient là-bas et revenaient enchantés. Certains étaient même allés à Fort-Dauphin, le paradis perdu de mon enfance. Je leur avais trouvé itinéraires et guides et les avais accompagnés par la pensée. Il fallait que je reparte là-bas dans les meilleures conditions, surtout pas en voyage organisé, pour retrouver les lieux où j'avais vécu petite, en prenant mon temps. Mora mora, comme disent les Malgaches (lentement) ,Il fallait surtout que je parte avec des gens que j'aime et qui sauraient partager mes émotions. Je suis donc partie avec Christian, mon ami de toujours, né aussi à Tananarive, Maryse et Jean-Michel.

  Petite présentation de la Grande Ile, grande comme la France et la  Belgique réunies, dans l'Océan indien, à l'est des côtes africaines. Une nature unique au monde. La population, c'est une mosaïque d'ethnies malgaches venant des continents africain et asiatique, des Comoriens, des Indiens, des Chinois et des Européens (Français, Italiens, Suisses pour la plupart) qu'on appelle des Vasaha. Après les Portugais, les Français ont colonisé Madagascar de 1896 à 1960. C'est ainsi que je suis née à Tananarive, fille d'instituteurs comme Christian. Nous sommes tous les deux des zanatany.

     

 

 

Si vous partez à Madagascar, faites comme moi. Lisez tous les jours le forum de Madagascar sur le site du Routard. C'est une mine de renseignements : les sites à ne pas manquer, les itinéraires, les conseils et les mises en garde, les hôtels, les guides, la monnaie et les témoignages de ceux qui en reviennent. On y rencontre des « fous » de Madagascar, comme moi. Bonjour Mermozzz!

    Dimanche 3 Octobre

 Le rêve se réalise. Pierre et Isabelle m'ont accompagnée à Blagnac.

 Mon sac à dos pèse 10 kg de trop et je dois payer un supplément. Adieux rapides. Pierre chuchote : « ce n"est pas comme si tu partais à l"autre bout du monde ». Séquence Emotion...Départ de Toulouse à 12h20. J'rrive la première à Orly. Une heure après je retrouve Christian et Maryse, puis Jean-Michel que je n'ai pas revu depuis trente ans. Je ne me souvenais pas qu'il avait les yeux si bleus. On annonce un colis suspect et nous faisons 3 heures de queue pour enregistrer les bagages. Au moment de passer Jean-Mi ne trouve plus son billet !

     Envol à 19h35 avec Corsair.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

Lundi 4 Octobre

   Arrivée à 6h50 à Tananarive (Antananarivo) . Enfin, je touche le sol de mon île… Jean-Pierre notre guide nous attend à l’aéroport d’Ivato et nous conduit à l’hôtel Karthala. Sur le trajet, j’écarquille les yeux. Je ne reconnais rien, si ce n’est la terre si rouge, les rizières et le Lac Anosy avec ses jacarandas bleus mauves.

    Une chambre d’hôte est déjà réservée au Karthala (48, rue Andriandahifotsy )..Il faut grimper les escaliers avec les bagages. Christian avait raison : je suis trop chargée ! Heureusement, JP est costaud.  Nous lui remettons le solde de ce que nous lui devons. Nous avons confiance…

   A midi, repas au Tsiky, rue Ramelina pou le premier sakafo (repas).Le serveur est stylé et souriant.  Au fait, tsiky veut dire sourire…Nous trinquons à nos vacances.

      

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’après-midi, promenade Avenue de l’Indépendance et alentours. Nous allons échanger nos euros (250€ en ce qui me concerne) à la Socimad, rue Radama 1er. La gare de Soarano, bâtie au début du siècle et l’avenue n’ont pas changé. Vraiment 44 ans que je ne suis pas revenue ?

 

 

 

C’est le choc : je reconnais la Rue du Père Camboué. Sans réfléchir, je rentre dans la cour. Cet escalier extérieur n’existait pas. En bas, c’était la pièce où repassait Marcelline et où elle était venue vivre avec ses 2 petites filles après les inondations. Je monte l’escalier, suivie par Christian. Une ramatoa (Madame) élégante me demande ce que je cherche. Elle nous invite à visiter l’appartement. Je suis bouleversée. Rien n’a changé. Dans la salle à manger,  les meubles qu’avaient laissés mes parents. Même disposition. Les murs blancs. Les voilages blancs. C’était un appartement mis à disposition de l’administration et tout est resté intact. Je rêve debout. Christian filme.  Je n'en crois pas mes yeux. Aujourd'hui, c'est l'appart d'un  avocat.

 

 

 

 

 

 

 

  Puis nous allons au lycée Rabearivelo où j’ai fait ma 6e et à l’école d'Analakely  où vivait Christian, quand il était zzakely. On nous prend en photo sous le grand arbre, comme autrefois. Ce serait bien de retrouver la photo en noir et blanc de nous deux gamins (3 et 5 ans peut-être)…

 Au coin de la rue Père Camboué, toujours le Chinois chez qui j’achetais des glaces à l’eau en rentrant du lycée. On y vend toujours de tout, un vrai bric à brac.

 A Air Madagascar, 31 Avenue de l’Indépendance nous prenons le billet  Fort-Dauphin –Tananarive pour le samedi 23. Il n’y a plus de places pour le vendredi, une chance pour moi qui voudrais rester un max de temps à FD!

 Le soir, un peu fatigués par tant d’émotions, nous restons au Karthala.  Chambre d’hôte avec un grand lit en bas et 2 petits sur la mezzanine. Il n’y a pas de moustiquaire. Une vraie salle de bain, avec baignoire et douche.

 Mes adresses:

-Le Karthala: Maison d'hôte, chez Arianne RAFALIMANANA 48, rue Andriandahifotsy- Mandrasoa- tél 22 248 95 le_karthala@yahoo.fr

-Tsiky : 12, rue Robin Ramelina  Atsimon - Analakely- tél 22 283 87 tsiky@simicro.mg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mardi 5 octobre

 Nous remontons la rue de l’hôtel vers Faravohitra. Sur le trajet quelques boutiques. Nous achetons des tee-shirts Chez Maki pour nos zazas (enfants). Je retrouve l’église où j’ai fait ma communion en 1960. Une  ramatoa  nous propose de la visiter. La dernière fois que je suis entrée, c’était en aube blanche.. !!

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sous les arcades de l’Avenue de l’Indépendance, nous rentrons dans le Centre Culturel Albert Camus. La directrice de la bibliothèque est une Française arrivée depuis peu pour 4 ans. Elle vient d’une BM de la région parisienne. Nous échangeons nos adresses pour une autrefois. Elle me dit qu’elle aurait pu nous héberger dans sa grande maison.  Je pose  des questions comme chaque fois que je visite une bibliothèque : nombre de volumes, logiciel (Opsys) etc.  Nous avons les mêmes diplômes. J’aurais pu  occuper sa fonction, sauf que moi, je n’en étais pas capable, trop coincée andafy par la famille…

 Achats de tissus (les cotons d’Antsirabé). Pot au Glacier, célèbre bar pour ses concerts le soir. Enfin une bonne THB, la bière locale !

 Le zoma (marché du vendredi) de mon enfance n’existe plus. Piou nous emmène au marché d’Andravoahangy. Là, une multitude d’objets artisanaux, des sobikas (paniers) multicolores en raphia, des modèles réduits de voitures à partir de boites de conserve recyclées et surtout des nappes magnifiques. Maryse marchande. Moi je n’ose pas et Mapio me gronde...C’est une règle de marchander. Je repars avec 2 nappes pour 200 00 fmg et des set de table pour 25 000 fmg.

  Le soir nous allons chez Mapio et Tina en grimpant les escaliers. Leur maison se trouve sur la colline au-dessous du Palais de la Reine. Superbe vue sur les lumières de Tana et le stade de Mahamasina, dont le papa de Christian avait fait le plan. C’est l’anniversaire de Tina. Barbecue de zébu, frites. Accueil chaleureux de toute la famille. Tina nous raccompagne en voiture. En passant nous allons voir Willy qui est de garde dans sa clinique. Sur le trottoir des gens dorment alignés sous des couvertures…A Madagascar, 75% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté et c’est encore plus criant dans la capitale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Anne-Marie - Publié dans : Tana
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